Défilement infini contre pagination classique
Aucune réponse universelle, un arbitrage à trancher par le test
- Le défilement infini évite la confusion de devoir mémoriser un numéro de page pour retrouver un article déjà consulté, et donne une impression de chargement plus rapide grâce au préchargement du contenu suivant pendant la consultation.
- Il rend en contrepartie impossible de sauter directement à un résultat précis, comme le 901e élément d'un catalogue, ou de partager un lien pointant vers une position exacte dans la liste.
- Il expose à un risque de ralentissement ou de plantage du navigateur sur des appareils ou connexions plus anciens, avec un comportement resté inégal sur mobile au moment de la rédaction de la source.
- Il pose un risque pour le référencement naturel, les moteurs de recherche indexant mal le contenu chargé dynamiquement en bas d'une page qui ne se termine jamais formellement.
- Aucune donnée chiffrée propre ne permet de trancher entre les deux approches dans cette source : seule une méthode de test est proposée, sans résultat rapporté.
Ce que le défilement infini apporte
Le défilement infini élimine la nécessité, pour un visiteur, de mémoriser un numéro de page précis afin de retrouver un article déjà consulté plus tôt dans sa navigation, une friction cognitive propre à la pagination classique. Il produit également une impression de chargement plus rapide que cette dernière, grâce au préchargement du contenu suivant pendant que le visiteur consulte encore le contenu déjà affiché, ce qui masque une partie du temps de chargement réel derrière une continuité de navigation ininterrompue.
Ce qu'il retire au visiteur et au référencement
Le défilement infini rend en revanche impossible deux actions que la pagination classique permet naturellement, et l'expose à deux risques supplémentaires :
- Impossible de sauter directement à un résultat précis situé loin dans la liste, comme le neuf cent unième élément d'un catalogue.
- Impossible de partager un lien qui pointe vers une position exacte au sein de la liste, puisque cette position n'existe plus comme une page distincte et adressable.
- Un risque technique de ralentissement, voire de plantage du navigateur sur des appareils ou des connexions plus anciennes, avec un comportement resté inégal sur mobile au moment de la rédaction de cette source.
- Un risque pour le référencement naturel : les moteurs de recherche indexent mal le contenu chargé dynamiquement en bas d'une page qui ne se termine formellement jamais, une partie du catalogue pouvant ainsi rester invisible aux robots d'indexation malgré sa présence réelle sur le site.
Un point de conception facile à oublier
Les éléments habituellement relégués en pied de page, comme un badge de réseau social, doivent être repensés en position fixe si la pagination classique disparaît au profit du défilement infini, sous peine de ne plus jamais être vus par un visiteur dont le défilement ne rencontre plus jamais de pied de page fixe à un point d'arrêt prévisible.
Une méthode de test proposée, sans résultat rapporté
Une recommandation méthodologique explicite consiste à tester deux produits à taux de vente comparable, l'un présenté en défilement infini, l'autre en pagination classique, puis à comparer les ventes obtenues après une période d'un à deux mois. Aucun résultat de ce type n'est cependant fourni dans la source elle-même, qui se limite à proposer la méthode sans en avoir exécuté l'expérience, ou du moins sans en avoir communiqué le résultat au moment de la rédaction.
FAQ
Le défilement infini convient-il à tout type de site e-commerce ? Non : sa pertinence dépend du produit vendu et des attentes des utilisateurs concernés, aucune réponse universelle ne se dégageant de cette analyse. Un catalogue nécessitant des sauts précis vers un article lointain, ou un besoin de partage de lien vers une position exacte, plaide plutôt pour une pagination classique.
Pourquoi le défilement infini pose-t-il un risque pour le référencement naturel ? Parce que les moteurs de recherche indexent mal le contenu chargé dynamiquement en bas d'une page qui ne se termine jamais formellement, une partie du catalogue pouvant rester invisible aux robots d'indexation malgré sa présence réelle et visible pour un visiteur humain qui continue de faire défiler la page.
Comment tester objectivement lequel des deux formats convient le mieux à un catalogue donné ? En comparant deux produits à taux de vente comparable, l'un présenté en défilement infini, l'autre en pagination classique, puis en comparant les ventes obtenues après une période d'un à deux mois, une méthode proposée explicitement dans cette source bien qu'aucun résultat concret n'y soit rapporté.
Quel élément de conception risque d'être oublié en passant à un défilement infini ? Les éléments habituellement relégués en pied de page, comme un badge de réseau social, qui doivent être repensés en position fixe si la pagination disparaît, sous peine de ne plus jamais être vus par un visiteur dont le défilement ne rencontre plus de point d'arrêt prévisible correspondant à un pied de page classique.
Le défilement infini est-il fiable sur tous les appareils ? Pas nécessairement, au moment de la rédaction de cette source : un risque de ralentissement ou de plantage du navigateur existe sur des appareils ou des connexions plus anciennes, avec un comportement resté inégal sur mobile, ce qui justifie de tester sa fiabilité technique sur l'éventail réel des appareils utilisés par l'audience visée avant de l'adopter.